Cet article est ma participation du mois de février au festival « à la croisée des blogs », un événement inter-blog dédié au développement personnel sur développement personnel . org. Chaque mois du festival nous amène un nouveau thème! Ce mois-ci Virginie Mirkov nous invite à bloguer sur le thème « Devenir qui l’on veut vraiment être ». Allez-y! Vous pouvez lire les autres contributions du festival pour le mois de février ici.
J’aime ce thème (merci Virginie), il me fait jongler depuis quelques jours et je n’arrive pas à trouver l’angle pour en parler. Être est notre nature et pourtant, on se demande sans cesse qui nous somme, quoi faire et quoi devenir. On court et l’on court comme un chien court après sa queue.
Quand je veux être, je ne suis pas.
J’ai fui la moitié de ma vie, fui la douleur et la peur, fui dans toutes sortes de substance, dans l’isolation, dans l’irréalisme et dans le rêve. J’ai fui les difficultés, les peurs et les angoisses et j’ai couru pour avoir la facilité et la paix.
« On a beau chercher, on ne trouve jamais que soi-même. »
- Anatole France
Quand je suis devenu sobre et appliqué dans un mode de vie qui requiert une rigoureuse honnêteté, je suis tombé face à face avec tout ce que je fuyais. Ce que l’on fuit nous suit, ce à quoi l’on fait face s’efface.
Mes peurs et mes angoisses ont diminué, j’ai soigné mes blessures et j’ai appris à vivre avec la vie. C’est à ce moment que j’ai commencé à me poser des questions sur moi et à avoir une idée de qui était le gars que je croisais dans le miroir tous les matins.
« Ce qui fait la vraie valeur d’un être humain, c’est de s’être délivré de son petit moi. »
- Albert Einstein
Qui suis-je?
La réponse dépend de l’angle que je prends pour y répondre.
Est-ce que je suis ce que je possède?
La société m’évalue de quelle façon? Mon corps, ma beauté, mes avoirs, mon travail, mon salaire, mon état civil, ma voiture, mes vêtements, etc.
Si je suis ce que j’ai, je ne suis pas grand-chose à comparer à beaucoup, mais je suis très bien comparé à beaucoup d’autres. Et les pauvres eux?
Est-ce que je suis ce que je fais et ce que j’ai fait? J’ai un passé trouble, je n’étais pas correct dans le temps, mais présentement je suis un homme bien?
Est-ce que je suis mes qualités et mes défauts, si j’ai plus de qualités que des défauts, je suis quelqu’un de bien? Le contraire est aussi vrai?
« Les circonstances ne font pas l’homme, elles le révelent à lui-même. »
- James Allen
Notre nature
Pour moi c’est délicat parce que la seule chose qui me définit vraiment c’est du point de vue spirituel (pas religieux, ni ésotérique) et que j’ai énormément de difficulté à aborder le sujet. Je ne parviens pas à l’expliquer assez bien à mon gout. Je vais donc continuer à philosopher. : )
Devenir qui l’on veut vraiment être… Pour moi, le but est beaucoup plus, « travailler à devenir qui je suis. »
Je travaille à me libérer des peurs et des angoisses (tout le monde en a), ce qui me permet d’être plus vrai, honnête, spontané, simple et amoureux de la vie. Alors je commence à avancer dans mes passions et mes intérêts, à meubler ma vie comme je le souhaite.
Ça ne force plus comme avant, ma vie s’est simplifiée, je prends des couleurs.
« Les fondements mêmes de toute vie spirituelle sont, primo : discerner le réel et l’illusoire ; et secundo : se concentrer sur le réel. » – Frithjof Schuon
La vie
Je crois que la vie est un chemin pour apprendre qui je suis, et apprendre à le vivre pleinement, c’est-à-dire ÊTRE. Nous les humains, on est des bibittes d’excès, alors pour apprendre à être il faut souvent aller au bout du faire et de l’avoir.
« Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses. »
- Gandhi
Comme je l’ai déjà dit dans un autre article, ce n’est pas une question d’être OU faire et avoir, c’est une question de priorités et d’équilibre entre les deux mondes. C’est la lutte infinie entre l’égo, qui contrôle, qui tire pour avoir, et l’identité, ce que je suis, qui est, simplement.

Conclusion
J’ai été dans l’excès et j’en suis très content aujourd’hui, parce que mes excès m’ont obligé à faire quelque chose pour changer. J’ai frappé un mur… Des murs…
Tant que ça bouge beaucoup, c’est bon, si je ne vais pas du bon côté, la vie va me parler et je vais frapper un mur, je m’ajusterais à ce moment-là. Là où c’est plus inquiétant, c’est si rien ne bouge.
Si tu es en surpoids, mais pas assez pour que ton médecin t’engueule pour te réveiller, si ta santé est « pas pire », si ta vie de couple est « pas pire », si ton boulot est « pas pire », etc. si tout est gris, morne et monotone.
Là c’est inquiétant, parce qu’il n’y a pas de poigne pour te ressaisir et tranquillement, l’inertie s’installe avec le déni. « Ce n’est pas si pire, pas tant que ça, le temps arrange les choses, oui mais, non mais, etc. »
Alors je vous souhaite d’avancer au maximum au jour le jour pour déterrer celui ou celle que vous êtes vraiment. C’est ce que je vais tenter de faire du mieux que je peux de mon côté.
« Comment peut-on apprendre à se connaître soi-même ? Par la méditation, jamais, mais bien par l’action. » – Gandhi
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{ 11 commentaires… lisez-les en-dessous ouajouter un }
Merci Yannick pour ta participation et pour nous livrer ton vécu
Coucou à tous,
Moi c’est Yannick N°2 (un autre !!), ce que tu dis est tellement vrai. On pourrait le résumer à ceci : en regardant un très jeune enfant qui chercher à marcher, à avancer, on peut faire deux constats, il cherche à se lever et tombe de temps à autres. Il se fera mal même, il aura des bleus sur le front et le derrière mais il recommencera. Un jour, il marchera et il oubliera ses bleus. Et ce jour là, il sera fier de savoir marcher, d’avoir grandi. Il faut essayer et insister, parfois en changeant de méthode.
Merci pour ton commentaire Yannick.
J’aime ta comparaison.
À la prochaine!
WOW des mots que j emploit moi-meme. Sa fait du bien de voir que je suis pas dans le champ comme ont dit.Un gros merci.
Ouin ce que je fuit me suit ce que je fait face s efface jle dit regulierement pour me mettre dans l action et sa marche les peurs disparaissent.Aforce dle faire les peur son moin gigenteste!!! Pas facile de se connaitre parfois mais a force d enlever mes masque je realise l amour en moi grandir et simplement le pardon vient plus facile.
Super beau blogue continu tu fait du bon boulot Yannick !!!1
Au plaisir de te relire!!
Merci pour ton commentaire Sylvie!
Je suis bien content que tu aies aimé, moi aussi je travaille fort à mettre de l’action dans ma vie.
Lâcher prise sur ce que je devrais être, faire et avoir l’air pour être simplement ce que je suis est l’essence même de mon cheminement.
C’est parfois facile, parfois difficile, mais c’est toujours bon d’avancer dans cette direction.
Encore une fois, merci pour ton commentaire, au plaisir de te relire aussi!
Bye!
Yan
On est dont bien perdu….parfois!!
C’est très facile de paraître…Être c’est apparaître…à nos yeux avant de comparaître dans les yeux des autres!!! Ouch!Ça me donne mal au cerveau!!!
j’adore ton texte, ton blogue….continue!!!
Swillxx
Merci Swill pour ton commentaire.
Il arrive à point, mon retour au travail a été beaucoup plus difficile que j’aurais pu l’imaginer et j’ai eu beaucoup de difficulté à écrire sur mon blogue.
Ton encouragement me fait chaud au cœur.
Merci encore.
Yannick
Merci pour tes articles, je me vois à travers tes mots.
Merci à toi de les lire et les commenter!
Ça me rappelle que je devrais être plus régulier dans mes publications!
Merci!
Yannick
Je découvre ton blog hier par hasard car je faisai une recherche sur la place de la foi , les croyances dans les douleurs . Et je ne me lasse en aucun moment de te lire. Cette spiritualité , cette philosophie de penser m interpelle énormément donc un grand merci pr ces partages…
Merci à toi de lire mon blogue et de commenter, j’apprécie énormément!
Yannick