J’ai peur et la peur fait partie de ma vie

 
Ce qui m’habite alors que je m’apprête à lancer cette nouvelle catégorie, c’est la peur. J’ai peur que de me dévoiler dans mes difficultés et dans mon cheminement me nuise dans ma pratique comme thérapeute en relation d’aide, j’ai peur de ne pas être pris au sérieux, j’ai peur de ne pas avoir de client parce que je me montre comme je suis, j’ai peur d’être ridiculisé dans mes peurs. C’est intense c’est réel, ça me touche de vous le nommer.
 

Ça pousse en moi – Communiquer

 
Je porte le besoin intense de communiquer, j’écris depuis 6-7 ans, je suis à monter ma première conférence sur le changement et j’ai des projets de vidéos, la communication est ma passion et l’objet de ma passion est le développement personnel, le travail sur soi pour avancer, pour être plus heureux joyeux et libre.
 
Mes défis ont souvent été une question de survie, je devais trouver un moyen d’aller mieux sinon j’allais devenir complètement fou et en finir avec la vie. Maintenant, mes défis sont une question de qualité de vie et c’est merveilleux. Ça me touche de vous partager ça, je suis choyé de vivre ce que je vis aujourd’hui, je suis choyé de ne plus être en mode de survie.
 
– Yannick Delorme TRA, Thérapeute en relation d’aideMD
 
Mon besoin de communiquer est intense et malgré ça, j’ai peur. Je vais faire avec mes peurs. En fait, je fais avec mes peurs en vous les nommant et en les laissant exister sans les juger, les dramatiser ou les minimiser. Elles sont là, intenses, à la limite de l’envahissement et quand je prends le temps de vous les nommer, elle se dissipe pour faire place à mes besoins.
 
J’ai besoin de m’exprimer, j’ai besoin d’être authentique, d’être moi. Vous savez, je porte profondément tout ce que je partage comme articles informatifs sur les peurs, sur le bonheur, sur l’acceptation, etc. Par contre, tout ça ne fait pas de moi un être heureux à temps plein, ça ne fait pas de moi quelqu’un qui accepte tout de façon zen, ça ne fait surtout pas de moi un gars qui n’a pas peur. Je suis et nous sommes tous humain fait de lumière et d’ombre. Me montrer humain avec mes forces et mes difficultés avançant simplement au jour le jour est un de mes besoins.
 
Je lance cette catégorie pour moi. Me montrer comme je suis est une façon de m’aimer comme je suis. Oui, j’ai peur, je porte l’insécurité du plus profond de mon être, j’ai toujours été comme ça et je vais probablement l’être pour le restant de mes jours. Par contre, je possède aussi l’autre polarité, la confiance et la foi, je la possède avec autant d’intensité, c’est ce qui me pousse à toujours avancer, à travailler sans relâche à mes réalisations personnelles et professionnelles. C’est ça que j’ai besoin de vous partager avec Le journal d’un anxieux.
 
 

Comme Thérapeute

 
J’ai aussi l’intention de défaire le mythe que les thérapeutes et psychothérapeutes sont des êtres au-dessus des difficultés et qui en maitrise l’art à la perfection.
 
Je suis un humain en cheminent, je suis aussi un thérapeute en relation d’aide qui a eu une formation de 3 ans, rigoureuse et exigeante dans l’apprentissage rationnel, mais aussi dans le travail que les thérapeutes on a faire sur eux-mêmes pour être apte à aider adéquatement. C’est justement l’acceptation et l’amour de mon côté humain, de ma différence et de mes difficultés qui m’ouvrent la porte à l’acceptation du côté humain, de la différence et des difficultés de mes clients.
 
 

Accepter les difficultés et faire avec.

 
Je suis présentement au début de ma nouvelle carrière de Thérapeute, de blogueur, de vlogueur, de conférencier, bref c’est un nouveau départ  pour moi et ça fait 2 mois que j’y mets beaucoup d’énergie.
 
Je fais ce qu’il faut, j’avance vers mes buts et mes objectifs, mais présentement je trouve ça difficile.
 
Pour mon métier de thérapeute, c’est super, je suis dans mon élément, je monte ma clientèle, ça va super bien, ma stratégie sur les réseaux sociaux fonctionne bien, je fais ce qu’il faut et j’en récolte les fruits, je suis vraiment sur la bonne route et si ça continue à ce rythme, je vais bientôt avoir assez de clients pour vivre de mon métier.
 
Pour mes projets d’écriture, de ebooks, de conférences et de vlogue, c’est beaucoup plus difficile.
 
Je fais bien ce que je veux faire de ma vie, j’avance vers ce rêve depuis plus de 10 ans maintenant et je suis vraiment heureux d’être là. Ça pousse encore en moi, il n’y a aucun doute que je vais persévérer et réussir, mais depuis plus de deux semaines, ça griche et ça résiste à chaque fois que je m’installe pour écrire et j’en souffre beaucoup. J’ai donc décidé d’écrire là-dessus.
 
Tout en continuant à écrire des articles informatifs, j’ai décidé de partager davantage mon cheminement au jour le jour, de me montrer vulnérable à vous, dans mes souffrances, mes difficultés, dans les obstacles que je rencontre et dans la façon dont je continue à avancer simplement vers mes objectifs.
 
J’ai souvent des courriels de gens qui me demandent comment j’ai fait pour réussir à vivre sans anxiété, à foncer comme je le fais, etc. Il n’y a rien de réglé, je suis beaucoup mieux et beaucoup plus libre qu’avant. Mais quand je frappe un mur comme au cours des deux dernières semaines, je souffre, je sacre, je doute et je me décourage.
 
 Accepter les difficultés, faire avec, même si j'ai peur

 

Persister

 
Je continue d’avancer. C’est ça avancer simplement, il n’y a rien de magique. Je suis un homme sensible, intense qui porte des blessures profondes. Quand je rencontre des obstacles, c’est vraiment difficile de continuer à avancer. Ça fait deux semaines que je suis mal et que je ne trouve pas mon chemin et aujourd’hui, j’ai décidé de me servir de cette difficulté pour vous montrer c’est quoi Avancer Simplement, c’est quoi continuer à avancer quand la fuite me séduit, quand mes peurs me font douter.
 
Je veux aussi vous montrer c’est quoi, faire avec, c’est quoi, accueillir et accepter, c’est quoi s’aimer dans ce qu’on n’aime pas de soi-même. Ça me touche de vous le nommer. De me montrer comme je suis maintenant est tellement une belle preuve d’acceptation de ce que je suis. Je suis tellement fier de mon parcour­s.
 
La vie est difficile, c’est une réalité que j’accepte de plus en plus, mais des fois, ça peut me prendre un peu de temps pour trouver mon chemin et de poursuivre ma route.
 
Vous voyez le paradoxe? Je suis engagé envers moi pour travailler et persévérer, je me connais là-dedans, et je suis un véritable bulldozer, je vais réussir. En même temps, à l’autre bout du spectre des émotions, j’ai la putain de chienne de ne pas y arriver, que ça bloque, que je ne sois pas capable d’amasser le courage nécessaire pour écrire dans les moments difficiles, pour donner ma conférence et pour me mettre devant la caméra et faire mes vidéos.
 
J’ai peur, intensément, c’est difficile à accepter, ça me met en colère, je me rends compte (encore) que j’avais idéalisé ma nouvelle profession. C’est plus difficile que je l’aurais cru. J’ai un peu honte de vous l’avouer, mais c’est moi ça. J’ai le fonctionnement d’idéaliser et quand j’arrive dans les difficultés inhérentes à mes projets, je suis surpris. Avant, c’est là que j’abandonnais, maintenant, je prends un pas de recul, je fais ce que j’ai à faire et je repars vers l’avant.
 
 La pression relâche quand j'éxiste avec ce qui est là pour moi, avec mes peurs et mes insécurités, j'ai peurs, mais ça ne m'empêche plus d'avancer

 

La conclusion, J’ai peur et je l’accepte de plus en plus

 
Tout ça c’est moi, j’ai peur, intensément, j’ai confiance et j’ai foi, tout aussi intensément. Ça me fait du bien d’écrire ce qui se passe pour moi, ça fait que ça résiste moins.
 
C’est seulement en plongeant courageusement dans la souffrance qu’on peut en sortir – Yannick Delorme TRA, Thérapeute en relation d’aide
 
Je le sais par de multiples expériences, accepter de souffrir pour grandir est la voie. Hier, j’ai pris du temps avec un ami pour parler de mes difficultés, ça m’a demandé un effort, j’avais peur d’être jugé, j’avais peur qu’il ne me fasse pas confiance, qu’il me trouve des solutions, etc. Mais non, il m’a écouté, il m’a reconnu pour mes efforts et il m’a suggéré une piste.
 
 

Lâcher prise

 
Mon insécurité face à ma réussite comme blogueur, comme auteur, vlogueur et conférencier m’a mise dans un état d’agitation et de contrôle ou j’ai perdu de vue mes ressources, ou j’étais constamment dans le futur. D’être entendu dans mon insécurité m’a permit de lâcher prise juste un peu, juste assez pour me voir et abandonner un combat que je ne peux gagner. Je ne peux pas savoir aujourd’hui ce qui va arriver pour moi dans 6 mois ou un an. J’ai du pouvoir sur aujourd’hui seulement.
 
Le chemin que j’ai fait avec avec mon ami, m’a permis d’avancer vers une solution pour continuer d’écrire dans ces moments difficile, le Journal de l’anxieux.
 
Alors voilà pour le premier article du journal d’un anxieux. N’hésitez pas à commenter et à me poser des questions, vous êtes les bienvenues.
 
Merci encore à vous tous pour les fedbacks que vous me donnez, c’est en grande partie grâce à vous que j’ai continué. Merci.
 
Yannick Delorme TRA, Thérapeute en relation d’aide.
 
Shares