Tout le monde vit des moments difficiles au cours de sa vie, quelques-uns plus que d’autres c’est certain, mais personne n’y échappe. L’important avec ces moments c’est de les reconnaître pour ce qu’ils sont au moment où ça nous arrive. Ce sont des moments difficiles.

Ça peut paraitre simpliste, mais c’est une grande réalité que la plupart des gens ont tendance à oublier. Peu importe sa durée et son degré de difficulté, un moment difficile reste ce qu’il est, une étape désagréable, difficile, mais passagère.

Quand on souffre, on a tendance à se centrer sur soi, à devenir plus égocentrique et à perdre la perspective de cette réalité. Intégrer cette notion est indispensable dans un cheminement de développement personnel parce qu’une des plus grandes réalités, c’est que la vie est difficile, accepter et déterminer notre attitude face à cette réalité peut changer notre vie.

Pour moi l’important c’est de mettre en pratique cette connaissance au quotidien. J’ai pris l’habitude d’essayer de reconnaitre les petits moments difficiles pour ce qu’ils sont, le plus souvent possible, le plus honnêtement possible, sans minimiser ou exagérer mes réactions. Comme ça quand j’en vis un gros, j’ai l’habitude et l’aptitude de le mettre en perspective et de le prendre pour ce qu’il est, un moment difficile.

J’ai vécu des moments difficiles, voir  insupportables dans ma vie, des moments de détresse psychologique grave et je suis passé à travers. J’ai été au bout de ma détresse et face au suicide à plusieurs reprises. À l’âge de 16 ans, j’allais voir une psychiatre à Montréal toutes les semaines, si vous saviez à combien de reprises j’ai passé à un cheveu de me jeter devant le métro, je ne peux même pas dire pourquoi je ne l’ai pas fait.

La vie en moi voulait vivre. Malgré tout ça, je m’en suis toujours sorti. Maintenant, je sais que peu importe ce qui m’arrive, je vais m’en sortir. Si je m’embourbe et que je stagne, je vais chercher de l’aide et je vais m’en sortir, peu importe le domaine de ma vie que ça concerne, il y a des gens qui sont spécialisés pour m’aider, c’est à moi d’utiliser leurs ressources.

Je suis responsable de ma peau, je suis responsable de ma vie, peu importe ce que je vis ou ce qui m’arrive. Aujourd’hui je suis fier du chemin parcouru, d’être plus lucide en face de mes problèmes, mes difficultés et face aux moments difficiles, de ne pas dramatiser ou minimiser ces moments, vivre pleinement ma douleur et demandé de l’aide si nécessaire, avancer simplement. Voilà ce à quoi je me suis personnellement engagé en entreprenant un cheminement de développement personnel. Je vous souhaite de faire de même.

Yannick

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