Qu’est-ce qu’être heureux, qu’est-ce que le bonheur?

Définition de Wikipedia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bonheur

Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction, état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, d’où la souffrance, le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents.

Du point de vue de l’étymologie, le bonheur est l’aboutissement d’une construction, qui ne saurait être confondue avec une joie passagère. 

Ma façon de voir le bonheur

Le bonheur n’est pas un état absolut, c’est un état global, relatif, en mouvement constant.

Le bonheur n’exige pas l’absence de souffrance ou de stress. Même que de viser à éliminer la souffrance de notre vie dans l’espoir d’être heureux est le chemin le plus sûr pour être malheureux, c’est un comportement qui attire les défensives de fuites, d’évitement et bien d’autres. Savoir souffrir pour les bonnes raisons et accepter que la souffrance fait partie d’une vie saine est une des caractéristiques des gens heureux.

En même temps et en toute logique, dans un moment de souffrance physique ou psychologique, c’est très difficile d’être en contact avec le bonheur, peu importe ce qu’on a mis comme efforts et qu’il soit solidement ancré dans notre vie quotidienne.

Voici une citation sur le bonheur de Marie Portelance que j’aime beaucoup.

« Le bonheur n’est pas l’absence de souffrance. Le bonheur est inaccessible si nous croyons que l’atteindre signifie vivre dans un monde idéal sans imperfection, sans douleur, sans souffrances. Cette conception n’existe que dans les contes de fées. De plus, il est illusoire de croire que le bonheur apparaitra, comme par magie, après un moment d’inconfort ou une épreuve de vie. Finalement, croire qu’il serait présent si le passé avait été différent, c’est tenter de construire une vie sur quelque chose qui n’existe pas.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, le bonheur peut cohabiter avec l’imperfection, l’inconfort et la souffrance parce que le bonheur ne se trouve pas dans un monde idéal, dans le futur ou dans le passé. Il est inatteignable quand nous le cherchons dans l’absolu, mais tout proche quand nous arrivons à vivre le moment présent en pleine conscience. Pour ce faire, un secret : ralentir. »

Marie Portelance TRA, Site web du CRAM, Actualité, Être heureux au présent, 23 décembre 2015. (https://www.cramformation.com/actualites/etre-heureux-au-present)

Le bonheur - C'est la quantité de plaisirs, de joies, d'émotions et de sentiments agréables ainsi que les petits bonheurs quotidiens que l'on vit et souligne intérieurement qui remplit notre réservoir.

Un réservoir à bonheur

J’aime expliquer par des images, imaginons donc que chaque être humain est doté d’un réservoir à bonheur.

C’est la quantité de plaisirs, de joies, d’émotions et de sentiments agréables ainsi que les petits bonheurs quotidiens que l’on vit et souligne intérieurement qui remplit notre réservoir. C’est aussi que la façon dont ont négocie avec l’adversité qui influence le niveau de notre réservoir à bonheur vers le bas.

On est donc entièrement responsable de notre réservoir à bonheur.

Bien sûr que plusieurs facteurs extérieurs ont un impact sur notre bonheur, mais malgré leur impact réel, ce n’est pas les facteurs extérieures qui favorisent ou nuisent le plus au bonheur, c’est notre capacité à faire avec. Notre capacité à souligner ce qui arrive de bien, d’y gouter pleinement et aussi notre capacité à négocier avec les souffrances induites par les facteurs extérieurs, sans fuir, nier, banaliser, exagérer, dramatiser, en se laissant de la place pour les émotions souffrantes qu’ils nous causent.

Combler nos besoins. Parenthèse sur les émotions.

Ce n’est pas parce qu’on ne ressent pas nos émotions qu’elles ne sont pas là. Les émotions ont 2 polarités, agréable / plaisante, et désagréable / souffrante. Les émotions agréables nous disent qu’un ou plusieurs besoins sont comblés. Les émotions désagréables nous disent qu’un ou plusieurs besoins ne sont pas comblés. Simple non? Il faut donc apprendre à connaitre, reconnaitre, ressentir et les exprimer de façon responsable (quand c’est nécessaire) pour aller jusqu’aux besoins.

Les émotions sont là pour nous parler donc, pour nous dire si nos besoins sont comblés ou non, ce sont simplement des panneaux de signalisation. Et étant donné que la plupart des gens ont de sérieuses difficultés à lire les panneaux de signalisation, ce n’est pas surprenant qu’ils se sentent perdus et qu’ils aient de la difficulté à savoir ce qui est bon ou non pour eux.

On a aussi souvent tendance à se couper des émotions désagréables / souffrantes pour éviter de souffrir. Le problème c’est que lorsqu’on est coupé des émotions désagréables, on est aussi coupé des émotions agréables. En fait, quand on se coupe, on se coupe de monde émotionnel, pas seulement des émotions souffrantes.

C’est en touchant à mes besoins comblés que j’apprends ce qui est bon pour moi et c’est en touchant aux besoins non comblés que j’apprends ce qui n’est pas bon pour moi, ce qui me donne du pouvoir pour m’adapter et être ultimement plus heureux, joyeux et libre.

Le bonheur est la capacité à jouir de la vie dans son ensemble, à souligner petites joies et les petits plaisirs quotidiens, les succès et toutes les émotions agréable et satisfaisante de la vie. Quand on s'arrête pour les gouter, on les emmagasine dans notre réservoir.

Le bonheur et le lien avec les émotions

C’est avoir la capacité à reconnaitre avec honnêteté et humilité quand quelque chose ne me convient pas, qu’elle draine mon réservoir à bonheur et faire les ajustements nécessaires pour transformer la situation.

C’est aussi de développer la capacité à accepter de souffrir pour être heureux, ce qui peut être paradoxal. Écrire jour après jour pour mes sites web et les réseaux sociaux est quelque chose de souffrant pour moi, il y a un monde de peurs qui m’habitent et c’est difficile pour moi de me planter le nez devant mon ordinateur et de créer. En même temps, c’est quelque chose qui me permet de me réaliser et qui, par moment, lorsque je réussis à lâcher prise sur mes peurs, me comble de bonheur. Le fait de créer, de persévérer, de produire du contenu qui a un impact sur les gens m’amène aussi beaucoup de fierté et un profond sentiment d’accomplissement.

Une chose peut-être difficile et souffrante à court terme, mais apportant un grand bonheur à long terme.

Choisir la facilité est aussi bon de temps à autre, j’ai besoin d’équilibre, de repos et de légèreté. J’ai besoin de jouir de petits plaisirs quotidiens et de me réaliser dans des projets de plus grande envergure. Tout est une question de connaissance de soi, d’équilibre, d’honnêteté et d’humilité.

Le bonheur, être heureux, c’est aussi la capacité à aller gouter au bonheur accumulé dans mon réservoir, c’est ce qu’on appelle la gratitude et c’est un important facteur du bonheur. C’est la capacité à être gratifiant de ce qui est beau et bon dans ma vie, c’est dire merci intérieurement, sentir et se laisser toucher par la plénitude, qui est l’inverse du vide, du manque. On a tous d’excellente raisons pour vivre de la gratitude, il s’agit simplement de prendre le temps et d’en faire l’effort conscient.

Réveil brutal

Ça fait des années que je veux être thérapeute, auteur/blogueur, conférencier, et malgré que je sois rendu à cette étape de ma vie après d’innombrables efforts, je me suis pris à être à bout de nerfs et profondément malheureux. Ça a été un choc pour moi de réaliser que je fais ce dont j’ai toujours rêvé et que je suis encore malheureux, avant j’avais l’excuse d’avoir un travail que je détestais, mais je ne l’ai plus maintenant, ce fut un signe que je devais adressé cette situation au plus vite.

En travaillant en thérapie, j’ai réalisé que depuis quelques années, j’avais adopté un fonctionnement qui vise toujours l’avenir, dans ma quête d’avancement et de réalisation de mes objectifs, j’ai perdu le plaisir du processus et je me suis concentré sur les résultats à venir. Le problème avec l’avenir c’est qu’on y est jamais.

En étant concentré sur l’avenir, l’insécurité me prenait à la gorge. Ma peur de ne pas réussir m’a amené à sortir de ma vie tout ce qui n’était pas axé sur ma réussite future, incluant le plaisir.

Je suis donc tombé dans l’action sérieuse et ininterrompue avec le bourreau et le juge comme motivateurs, tout ça pour l’obtention d’une vie de rêve qui a tourné au cauchemar. Ça me touche de vous le nommer, ça me touche de voir comme à vouloir avancer et réussir à tout prix, je me suis perdu et j’ai perdu ma joie de vivre, mon bonheur. Mon réservoir s’est tranquillement vidé pour qu’il ne reste que le fond vaseux du malheur et du désespoir.

L’équilibre s’acquiert en conscientisant nos manques et nos besoins comblés et non comblés, j’étais immergé dans les besoins non comblés.

J’ai eu besoin de remettre des petites doses de bonheur dans mon réservoir, j’ai eu besoin de retrouver des plaisirs quotidiens à faire ce que j’adore, j’ai eu besoin de me sécuriser sainement en m’encadrant et en me structurant dans ma nouvelle vie de travailleur autonome. J’ai eu besoin de douceur envers moi-même, de laisser aller le juge et le bourreau. J’ai aussi eu besoin de lâcher prise sur ce dont je n’ai pas de pouvoir, c’est-à-dire l’avenir.

Le bonheur c'est aussi célébrer. Célébrer mes réussites est une façon de valider le temps et les efforts investis dans mon bonheur à long terme, dans ce qui est bon pour moi.

Vivre le bonheur, conclusion.

En écoutant mon vécu souffrant, j’ai touché à mes besoins et j’ai pu me mettre en action pour les combler, en quelques mois, j’ai complètement changé de place.

Le travaille que j’ai fait et que je fais toujours à souligner ce qui est bon dans ma vie quand je le vis a eu un impact rapide sur moi, je me suis senti plus léger, plus heureux. Je force beaucoup moins, je suis moins dans l’avenir et j’apprécie beaucoup plus le processus vers ma réalisation en restant les deux pieds dans le présent.

Je souligne aussi mes réussites, aussi simples et petites soient-elles. Je suis passé de 100 à plus de 3000 personnes aimant ma page Facebook professionnelle en moins d’un an, j’ai créé mon site web pour ma pratique de thérapeute, je me suis trouvé une coach d’écriture pour continuer de m’améliorer et avancer dans mes projets de conférences et de ebook.

Célébrer mes réussites est une façon de valider le temps et les efforts investis dans mon bonheur à long terme, dans ce qui est bon pour moi.

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Qui suis-je?Thérapeute en relation d'aide Gatineau

Je suis Yannick Delorme TRA, Thérapeute en relation d’aide MD, je pratique la thérapie par l’ANDC en bureau à Gatineau, ainsi qu’à distance par Skype partout sur la planète.
 
Vous pouvez me joindre par courriel ici
Par téléphone ou par texte au 819-350-0065
 

De l’aide professionnelle

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