L'idéalisation, la pensée magique et la dramatisation, trois façons d'éviter de souffrir qui nous attirent plus de mal par la suite.

 

La pensée magique et la dramatisation

La pensée magique a longtemps été une de mes fuites préférées, surtout dans mon enfance, quand j’avais peur de l’avenir ou que j’étais angoissé, j’avais tendance à m’imaginer dans une autre vie ou à m’imaginer une solution miracle pour ne pas toucher à mes émotions désagréables.

C’est beaucoup moins vrai aujourd’hui parce non seulement je fais attention de ne pas retourner dans ce fonctionnement très insatisfaisant, mais je m’occupe aussi de ma vie quotidiennement pour être heureux. Je suis plus responsable, plus engagé à ne pas me mettre dans des situations qui m’insécurisent et m’angoissent.

Par contre, j’ai encore tendance à idéaliser le déroulement de mes projets, je ne vois pas les obstacles auxquels je vais devoir faire face.

Ça me touche d’en parler parce que je peux maintenant être plus sensible à moi là-dedans, c’est-à-dire que je suis empathique à la peur et l’insécurité qui m’amène à aller dans la pensée magique.

L’idéalisation: j’ai le futur facile…

Quand je regarde mon parcours personnel et professionnel, je me rends compte que je m’attendais et que je m’attends encore souvent à ce que ça aille vite et que ça soit facile. Je ne vois pas tout le travail que je vais devoir faire pour réaliser mes objectifs, et je reste dans l’idée que ça va se faire tout seul, que ça va être à tout le moins facile.

Je me rends compte que j’idéalise quand j’ai peur de ne pas y arriver, c’est une façon inconsciente pour moi de ne pas toucher à ce malaise, cette insécurité qui me parle dans le creux de l’oreille et qui me fait douter. L’idéalisation, c’est la pensée magique qui vient me réconforter dans ma caverne de peur.

Plus tard, ça va bien aller, ça va être facile. C’est là où je peux laisser mon avenir dans le rêve. Malheureusement, plus tard reste toujours plus tard et ce n’est jamais facile. Dans la réalité, ça m’a demandé une somme de travail, de discipline et de persévérance incroyable pour en arriver à aujourd’hui et je suis encore très loin d’avoir atteint mes objectifs.

C’est difficile d’avancer, c’est difficile de faire preuve de discipline et de persévérance. Il y a une citation d’une grande simplicité que j’aime beaucoup et qui m’aide à sortir du rêve et à revenir dans le concret.

 

« Moi, je n’ai pas de rêve, j’ai des projets »

– Grégory Charles

 

L'idéalisation et la pensée magique mène inévitablement à la dramatisation

 

La dramatisation

Ma tendance à idéaliser fait en sorte que lorsque je tombe face avec la réalité en rencontrant un obstacle ou en réalisant que je n’ai pas les résultats voulus dans le temps voulu, je frappe un mur et là je peux dramatiser, me décourager et avoir envie d’abandonner.

Je vais au bout des deux polarités et dans les deux cas je perds de vue la réalité.

L’idéalisation et la pensée magique nous mène inévitablement vers la dramatisation suite au choc face à la réalité.

Ce n’est pas vrai que tout va bien aller. C’est certain que je vais rencontrer des difficultés, extérieure et intérieure, je vais devoir faire face à des peurs, sortir de ma zone de confort, etc.

Ce n’est pas vrai non plus que tout va mal quand je frappe un obstacle, en réalité, j’avance toujours, je fait plein de pas vers l’avant, j’apprends, j’évolue, j’avance.

Heureusement que je suis une personne extrêmement engagé envers moi-même et que je ne me lâche pas. Après ma phase de découragement, je me retrousse toujours les manches et je repars vers l’avant.

La pensée magique et l’idéalisation – Exemple personnel

Je l’ai vécu dernièrement face à la création de vidéo, après des années de procrastination, j’ai décidé de m’y mettre, je démarre ma chaine YouTube et j’y publie des vidéos. Ça va bien aller…

Non, ça n’a pas bien été, j’ai rencontré plusieurs obstacle intérieure et extérieure.
J’ai fait face à ma peur d’être humilié et critiqué, de ne pas être pertinent, que mes vidéos ne soit pas professionnel, etc.

J’ai aussi réalisé que c’est assez complexe de faire de l’édition vidéo et que la courbe d’apprentissage des logiciel pour le faire est assez abrupte.

Quand je me suis frappé le nez à ces obtacles, j’ai vraiment trouvé ça difficile, vraiment, mon idéalisation,  mon «ça va bien aller» venait de se briser… OUCH…

Cette fois par contre, je ne suis pas perdu dans la dramatisation et le découragement, il y a ça de bon, à force d’avancer, on apprend et on s’ajuste. Je suis donc rester avec la douleur de mon idéalisation brisé et j’ai décidé de lâcher prise et de continuer d’avancer.

Conclusion – M’accepter pour m’en sortir

Alors, est-ce que vous avez tendance à idéaliser et garder vos buts dans le rêves? Avez-vous tendance à dramatiser et à vous découragez quand vous rencontrez des obstacles?

On a tous des difficultés, on a tous des zones qu’on aimes pas, qu’on voudrait changer, éliminer de notre réalité, pour moi, la pensée magique et ma tendance à dramatiser en sont deux exemples parfait, ce n’est réellement pas facile pour moi de me voir là-dedans.  

C’est difficile de réaliser et d’accepter que j’ai pu me faire vivre tout ces up and down…

Mais c’est moi ça… je suis comme ça pour l’instant, et la seule façon qeu j’ai du pouvoir pour transformer ce fonctionnement insatisfaisant c’est en étant bien conscient de cette réalité et de tenter de m’ajuster.

J’ai besoin d’accepter le rêveur que je suis, j’ai besoin d’accepter que mon côté idéaliste me ratrape souvent, j’ai besoin de bien m’accrocher à la réalité lorsque je pars dans un projet et que j’ai envie de m’emballer, finalement, j’ai aussi le besoin de revenir à la réalité lorsque je dramatise mes problèmes et mes difficultés.

Quand je fais, ça, je fais avec ce que je suis et je retrouve ma liberté. Si j’essais d’être un homme terre à terre, réaliste, stoic, sans émotions face à ses projets, je ne serai jamais heureux parce que ce n’est pas moi.

J’ai besoin de profiter de la vague d’enthousiasme pour me propulser et de profiter du message de mes difficultés pour m’ajuster, faire un reset, puis repartir à l’aventure.

N'hésitez pas à m'écrire si vous avez des commentaires, des demandes ou des suggestions, il me fera plaisir de vous répondre.

Au plaisir, 

Yannick Delorme TRA, Thérapeute en relation d'aide

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