Conscience de soi = Relation à soi

Dans cet article, je vous parler de:
  • La conscience de soi qui est en fait la relation à soi
  • Du monde émotionnel et des défensives qui peuvent nous en couper
  • De l’importance des besoins et de comment les identifier
  • De l’humilité comme d’un outil pour améliorer la relation à soi
  • Des exigences démesurées que l’on peut s’imposer.
J’ai écrit cet article suite à la publication de mon article sur l’humilité dans mon groupe Facebook.  Une des membres du groupe, Nancy, m’a posé 3 questions.  Voici les réponses qui m’ont amené à écrire cet article.
 

Première question: Suis-je assez honnête envers moi-même?

Quand je parle d’honnêteté, je parle davantage de la capacité à s’observer honnêtement dans le moment présent, de notre capacité à être conscient de nos émotions et de nos défensives, c’est à dire, être davantage en relation avec soi-même, avoir conscience de soi dans l’ici et maintenant.
 
Être en relation avec soi, c’est être conscient de ce que je vis (mes émotions) et être conscient si je m’en défends dans le moment présent. 
 
Sans cette conscience de soi, impossible de prendre soin de soi de façon adéquate. Je risque d’avoir beaucoup de difficulté à identifier mes besoins et à m’en occuper. Pour prendre soin de soi, il faut être conscient de nos besoins, de nos manques, de nos limites, de nos peurs et c’est par l’écoute de notre monde émotionnel que l’on peut y arriver.
 
C’est donc de ça que je vais vous parler aujourd’hui, de notre monde émotionnel, de nos défensives et de l’humilité que ça prend pour avoir une bonne conscience de soi et être apte à mieux prendre soin de soi. 
 

Connaitre notre monde émotionnel

On a tous besoin de s’ouvrir à notre monde émotionnel, on a tous besoin de lui faire une place, pas toute la place, mais on a besoin de lui faire la place qui lui revient.
 
Les émotions sont porteuses de nos besoins. Les émotions agréables nous disent qu’on a un ou plusieurs besoins de comblés, les émotions désagréables nous disent qu’on a un ou plusieurs besoins de pas comblés.
 
Toutes les émotions ont donc leurs places, ce sont les portes vers nos besoins. Elle joue le rôle d’une boussole pour nous aider à nous diriger dans la vie. Je vous invite à aller lire mon article sur les émotions pour vous aider à saisir leurs importances et leur rôle.
 
« Exprimer ses émotions, c’est comme d’enlever les nuages noirs devant le soleil pour laisser pousser les fleurs. »
 
– Tanya Sénécal
 Nos défenves sont un obstacle à la conscience de soi, ce qui nous empêche de prendre soin de soi

 

Qu’est-ce qu’une défensive?

Une défensive est une réaction inconsciente et automatique face à un déclencheur d’émotion souffrante, de mal-être ou de malaise en nous.  Les défensives nous éloignent de la satisfaction de nos besoins lorsqu’elles ne sont pas conscientisées.
 
Voici quelques exemples de défensives:
 
La banalisation: Face à un déclencheur de vécu souffrant, je banalise, je minimise l’importance du déclencheur et de ce que je vis plutôt que de sentir pleinement le malaise. Je ne peux m’occuper de moi de façon adéquate.
 
Exemple: Je déteste mon travail, mais tous les jours je me dis que ce n’est pas si mal, que je pourrais être pire ailleurs. Pendant que je banalise, je ne m’occupe pas de mon besoin d’avoir un travail que j’aime et qui est satisfaisant en m’ajustant ou en changeant. Je ne touche pas à toutes les peurs qui sont réveillées à l’idée de changer d’emploi ou de parler à mon patron de mon insatisfaction.
 
La rationalisation: Face à un déclencheur de vécu souffrant, j’explique ce qui se passe, je mets beaucoup de mots, j’essaie de saisir et d’expliquer, pendant ce temps, je ne vis pas mes émotions désagréables. Je ne peux m’occuper de moi de façon adéquate.
 
Exemple: Je déteste mon travail, mais tous les jours je me dis que c’est normal de ne pas aimer son travail, que la plupart des gens sont comme moi, qu’il faut que je m’habitue, qu’il ne me reste que 15 ans à travailler de toute façon. Je ne m’occupe toujours pas de mon besoin d’avoir un travail que j’aime.
 
La fuite et l’évitement: Face à un déclencheur de